PHILIPPE RENAULT

Diplomé d’Etat 2ème degré, 6ème DAN KARATE FFKAMA, 9ème DAN KARATE FEKAMT, 8ème DAN HANCHI Nihon Ju Jitsu EJJU- IJJF- SEIBUKAN, 6ème DAN KOBUDO, 6ème DAN JUDO, 6ème DAN AIKI-JUTSU, SOKE de l’école NBJR

Il a su orienter et présenter dans une méthode unifiée le lien avec la réalité et les références culturelles d’un cursus de niveau universitaire de type « classique occidental ».

Spécifiquement le NIHON BUJUTSU (et son style de Karaté Wadoshin) est à l’amont des sports de combats japonais d’aujourd’hui qui lui ont emprunté nombres techniques. Il était réservé aux représentants des pouvoirs politiques, aux castes de nobles et de militaires surtout dans le cadre de l’usage des armes nobles en métal et tranchantes (Ken, Washizaki, Naginata etc..). A contrario, les techniques Okinawaïenne de combats à main nues et avec des armes « simples » d’origine agraire avaient été parfois les seuls moyens de survie des opprimés dans un contexte d’occupation, où le plus fort imposait sa propre loi.Aujourd’hui cette dualité entre art martial du noble et celui du pauvre et si magistralement unifiée par Maître OHTSUKA a été adaptée à la société qui nous environne par Maître Renault.

LE KARATÉ WADOSHIN

Le Karaté Jutsu Wadoshin se réclame du WADO RYU « ancien » qu’enseignait M° OTHSUKA qui avait intégré ces techniques d’ATE WAZA à sa maîtrise du Ju Jitsu. L’enseignement comprend le combat à mains nues (boxes de pied et poing, projections, clefs, contrôles) ; ainsi que l’étude du maniement d’ armes de base du KOBU-JUTSU, bâton long (BO), bâton court (TAMBO), sabre de bois (BOKEN), TANTO couteau , et KEN sabre… Les défenses à main nue contre un opposant utilisant ces armes ou les défenses avec une arme de base contre un opposant détenant une arme similaire.

LE KO BU JUTSU

A plusieurs reprises au cours de leur histoire les Okinawaiens se trouvèrent confrontés à des envahisseurs de tous poils ; et pour faire front de leur meilleure façon possible, ils utilisèrent les mains nues et les « humbles » instruments qui leur avaient été laissés par les occupants pour survivre. Comme pour l’OKINAWA TE, il ne fut recherché à leur propos que l’aspect strictement utilitaire au combat, aussi leurs entraînements avaient lieu dans le plus grand secret, la nuit, la transmission des techniques ne se faisant qu’oralement; avec le temps, les experts les plus doués codifiant leur enseignement.

Nombreux sont en effet les peuples d’Asie, comme d’Europe qui confrontés aux mêmes impératifs, ont fait à un moment donné de leur histoire la même démarche : le fléau de bois (NUNCHAKU), le bâton (BO), la faucille (KAMA), les contre poignées (TONFA), les dagues (SAI) de quelques formes que ce soient restant d’un usage courant jusque dans nos contrées.

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