KATA

Base de tout entrainement, les katas sont incontournables pour l’apprentissage et l’évolution du karaté. Son étude, a pour but le travail de la technique, du kime (puissance), et développe de nombreuses fonctions motrices. Les mouvements exécutés dans les kata seuls peuvent ensuite être mis en applications avec un partenaire. Ces exercices sont appelés bunkaï. Si l’on compare un budo à un langage, alors les kihon sont le vocabulaire de base, les kata sont des phrases toutes faites et les « applications » (bunkai et entraînements à deux types kumite) sont des mises en pratique dans le langage courant.

Dans les arts martiaux, le kata représente un combat réel contre un ou plusieurs adversaires, qui éventuellement peut être imaginaire. Étant codifié de manière rigoureuse, il s’effectue sans surprise et permet notamment de travailler en toute sécurité des techniques qui seraient dangereuses en entraînement de combat, ou alors de travailler dans des conditions plus proches de la réalité du combat.

Le but du kata est double :

  • D’une part faire travailler des gestes, postures… dans des situations données, afin d’avoir un apprentissage « au calme » et plus appliqué que lors d’un combat;
  • D’autre part de faire découvrir des principes fondamentaux des arts martiaux, comme la gestion des distances (ma ai), l’attitude et la gestion de l’équilibre (shisei), la coordination des mouvements…

À l’époque médiévale où les écoles gardaient leurs secrets, les kata étaient une manière codée de transmettre l’enseignement : le travail paraissait banal extérieurement, mais sa répétition permettait aux élèves avancés de découvrir par eux-même les principes cachés et mystiques . Il ne suffit pas de connaître les bunkai d’un kata. Il faut le travailler afin de devenir de véritables réflexes de combat adaptés à un maximum de situations. La connaissance des bunkai  permettra de mieux ressentir et avoir une meilleure conscience du kata.

L’enseignement des kata se fait principalement avec une transmission du savoir par oral, et de multiples répétitions pour l’élève. Les planches qui sont mises à votre disposition ci-dessous, pourrons néanmoins vous servir pour mémoire, ou découvrir les kata que vous n’avez encore pas pratiqué.


.

TAIKYOKU SHODAN


 

Heian (shodan, nidan, sandan, yodan et godan) : La paix ou tranquillité : ces 5 katas dits éducatifs comprennent la plupart des techniques de base.

HEAIN SHODAN

HEIAN NIDAN

HEIAN SANDAN

HEIAN YODAN

HEIAN GODAN


Kasé Sensei a fait une synthèse des passages les plus importants (selon lui) des Heian et à créé un Kata. Pour info, Heian Oyo commence par les trois premiers mouvements de Nidan.

HEIAN OYO


 

Tekki (shodan, nidan et sandan) : Monter à cheval. Les 3 tekki, où la position prédominante est kiba-dachi, position dite du « cavalier », ont la particularité de s’exécuter dans un seul et unique axe (enbusen).

TEKKI SHODAN

TEKKI NIDAN

TEKKI SANDAN


 

Bassai-Daï et Bassai-Sho : Pénétrer dans la forteresse. Ces 2 katas, dai pour la version longue et sho pour la version courte, quoique portant le même nom, sont très distincts et exigent une grande puissance.

BASSAI DAI

BASSAI SHO


 

Kanku-Daï et Kanku-Sho : Le regard vers le ciel : kanku-dai est le plus long des katas en shotokan puisqu’il comporte 65 mouvements.

KANKU DAI

KANKU SHO


 

Jion : Du nom d’un temple bouddhiste situé en Chine : la garde de départ rappelle les écoles de boxe chinoises.

JION


 

Ji’in : Temple sacré : Ce kata n’est pas enseigné dans la W.S.K.F. Les versions S.K.I. et J.K.A. diffèrent légèrement.

JIIN


 

Jitte : 10 mains. Encore appelé Jutte (où « ju » signifie clairement 10 et « te » la main, en japonais), sous-entend un combat contre 10 adversaires.

JITTE


 

Empi : L’envol de l’hirondelle. Il est appelé ainsi car il est composé d’un saut assez atypique faisant penser au vol d’une hirondelle (c’est-à-dire rapide et changeant).

EMPI


 

Sochin : La force tranquille : particulièrement intéressant à cause de la position fudo dachi à tel point que le kata a donné son nom à cette même position (sochin dachi).

SOCHIN


 

Hangetsu : La demi lune : ce kata est en partie respiratoire. Il existe deux formes différentes pour exécuter les passages spécifiquement respiratoires, l’une se reportant à l’aspect « santé » et l’autre à l’aspect « martial ».

HANGETSU


 

Unsu : La main dans le nuage : c’est le seul kata comprenant un mawashi-Geri. Ce kata tire ses origines d’okinawa qui fait parti du courant aragaki , à l’origine ce kata ne faisait pas parti de l’enseignement de maitre Funakoshi. Ce kata est caracterisé par des techniques de coups de pieds depuis le sol.

UNSU


 

Meikyo : Polir le miroir : possède un saut très particulier (sankaku tobi geri).

MEIKYO


 

Nijushiho : 24 pas : le rythme est particulier, grâce à une succession de temps rapides et lents.

NIJUSHIHO


 

Gojushio-Sho et Gojushio-Daï : 54 pas : ici, « Sho » et « Daï » ne font pas référence à la longueur du kata, mais à l’amplitude des mouvements.

GOJU SHIHO DAI

GOJU SHIHO SHO


 

Gankaku : La grue sur un rocher : donne l’accent sur la puissance et l’équilibre sur une jambe.

GANGAKU


 

Chinte : Etrange main : vestige de forme ancienne à majorité de techniques circulaires et deux piques de la main (en réalité à deux doigts : nihon nukite).

CHINTE


 

Wankan : La couronne du roi : c’est le plus court des katas shotokan.

WANKAN